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Selon la
légende (dans le Tarikh es-Soudan) rapporte que Tombouctou fut
formée autour du puits d'une femme appelée Bouctou, (originaire
d'Essouk)
d'où le nom de la ville (Tin Bouctou, le puits de Bouctou).
Selon S A
L E M O U L D E L H A D J,
BOUCTOU
qui s'appelait en réalité Gaïchatou, fut la première personne à
habiter la région actuelle qui porte son nom à savoir la ville
de Tombouctou (ou Tin Bouctou en tamashek qui signifie lieu de BOUCTOU).
BOUCTOU ou GAICHATOU ou Tin-Atouboutoute c'est-à-dire "la femme
au gros nombril" en tamasheq serait
Songhay originaire de .Khairache, localité se trouvant à l'Est
de la ville de Rharous.
Un jour, elle était au pâturage avec les brebis de la famille,
une grosse épine de taboragh (dattier sauvage) l'avait piquée.
Elle s'asseyait pour l'enlever. Ses animaux continuaient à
brouter tout en poursuivant leur chemin. Elle se trouva au bord
d'une mare. Là elle reconnut aisément une partie de ses animaux.
Selon notre patriarche, cette mare n'était autre que Tacaboundou
que vous connaissez à une cinquantaine de mètres de la célèbre
mosquée Sankoré ; cette mare était en pleine forêt. Toutes les
eaux de pluie des environs s'y donnaient rendez vous. La zone
était vraiment très herbeuse. Bouctou, désorientée, décida de
s'installer aux environs de la mare probablement à Tombouctou
koi batouma. Les animaux trouvaient de l'herbe à brouter en
abondance. À cet endroit idéal, Bouctou vivait de fruits
sauvages et du lait des animaux.
Elle fut l'unique fille des sept enfants de son père. La famille
n'avait aucune nouvelle d'elle pendant plusieurs mois. Sa
famille envoya son grand frère Boutaghla à sa recherche. En
cours de route, il ramassa un gros fruit qu'il n'avait jamais
vu. Il le brisa et le goûta. Il était délicieux avec des grains.
II emporta une partie avec lui. C'était de la pastèque. Après
mille et une difficultés Boutaghla parvint au bord de
Tacaboundou. Il chercha et retrouva sa soeur Bouctou. Les deux
parents pleurèrent de joie. Ils étaient très heureux de se
retrouver. Boutaghla offrit le reste de la pastèque à sa petite
soeur. Elle en mangea et jeta les grains par terre. Après
quelques jours, Boutaghla tente de retourner avec sa soeur en
famille à l'est de Rharous. Bouctou qui prit déjà goût aux
charmes de la campagne, refusa de la suivre. Elle trouva
l'endroit idéal pour l'élevage à cause de l'eau et de l'herbe
abondante. Le grand frère s'en alla chez sa soeur avec son
épouse. Il constata avec joie que les graines poussèrent et
donnèrent de très bonnes pastèques. Les animaux de leur côté se
multiplièrent chaque année d ' a v a n t a g e . L a i t , b e u
r r e , v i a n d e , fromage inondèrent Tacaboundou. Devant ce
paradis terrestre, Boutaghla retourna à Khairago, usa de
diplomatie et emmena à côté d'eux leurs cinq frères tous
orphelins. Ils surent savamment cultiver et utiliser les
produits de la pastèque. Ils parvinrent à préparer avec ses
grains un bon repas appelé "Ikamayané" une sorte de tô. Les six
frères et les deux femmes formèrent un campement. Ils
construisirent des paillotes. Les passants logèrent chez
Bouctou, la fondatrice de la cité. Parmi ceux-ci, les plus
nombreux étaient les Imagcharen (les
touaregs) qui vinrent dans cette zone au bon moment de l'année
pour faire paître leurs animaux. Ses touaregs étaient tellement
nombreux que Bouctou et les siens perdirent leurs langues
d'origine, la langue Songhay, au profit du Tamacheq.
La cité
prenant de plus en plus de l'importance se peupla d'hommes et de
femmes venus de partout.
Les riches commerçants y érigèrent des maisons en banco. Mais
Bouctou, ses frères nobles et leurs descendants n'ont jamais
voulu abandonner les paillotes. Parmi eux certains esclaves,
surtout ceux capturés par l'empereur Songhay Sonni Ali Ber
venaient aussi vivre dans le même quartier de paillotes. A
mesure que les constructions en banco se multiplièrent les
paillotes reculèrent et cédèrent la place à ce type de maison.
Du milieu de la ville, les nobles descendants de Bouctou sont à
Bella farandi dans un quartier à l'Est de Tombouctou. Ce même
endroit porte aujourd'hui le nom significatif "Damazah" (milieu
où vivent les frères). À cause de ces incidents incessants, à
partir de 1946-1947, l'administration coloniale a loti Abaradjou
et Bella farandi en obligeant de gré ou de force les habitants
de ces deux quartiers à construire désormais en banco.
La plupart de ceux qui vivent de nos jours à Bella farandi ont
comme ancêtre le grand frère de Bouctou c'est à dire Boutaghla
Ag Wanghanghane Ag Boutaghla Ag Taridar Ag Bikiya. Ils étaient
toujours libres et jusqu'à nos jours ils cultivent les pastèques
dans le lit de l'ancien canal à l'Est de Tombouctou ou sur les
dunes de sable qui entourent la ville.
(Lire la suite)
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L’opération comportera les étapes suivantes :
1.
Arrivée d‘une femme de Tombouctou jouant le rôle de BOUCTOU à un
endroit choisi, poussant un troupeau de chèvres devant elle,
2.
Simulation de la construction d’une tente bellah avec des nattes
et du bois,
3.
Simulation de la construction d’un enclos pour les chèvres,
4.
Simulation de la fabrication d’un repas bellah,
5.
Exposition des objets appartenant à BOUCTOU.
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